• Hunger games - Suzanne Collins

    Hunger Gameséditions 12 21, ebook, science-fiction jeunesse

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Les Jeux de la Faim ; 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ?

    Dans chaque district de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l'épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an.
    Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé...
    Les alliances se font et se défont et Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l'antenne. Calcul? Tout est possible, et surtout tout est faussé au sein du Jeu de la Faim...


     Pourquoi ce livre ? Il a été choisi dans ma PAL par ma copinaute Nanounette pour être lu dans le cadre du challenge Livr'a Deux pour Pal'Addict. C'est un livre qu'elle a déjà lu et voulais me faire découvrir. (Sa chronique)

    Mon avis : Nous allons donc faire connaissance avec une société découpée en districts. Districts dont la seule mission est d'apporter son tribut à la capitale (appelé ici capitole) en lui fournissant la richesse qu'elle est chargée de produire. Dans le douxième, celui qui nous concerne, c'est le charbon. D'ailleurs le mot ghetto, conviendrais peut être mieux tant la vie y est difficle, précaire et tant les habitants sont livrés à eux même, obligé de braconner et de faire preuve d'ingéniosité des le plus jeune âge pour tenter de subsiter. Débrouillarde, Katniss, notre jeune Héroïne âgé de 16 ans à appris à l'être très tôt, après avoir perdu son père dans une explosion à la mine. Mais cela sera t-il suffisant pour affronter les terribles Hunger Games et ses 23 participants qui ne veulent qu'une seule chose : sauver leur peau !

    Première chose que j'ai remarqué, moi qui ne suis pas extrêmement friand de "littérature jeunesse", c'est que l'écriture de l'auteur est loin d'être aussi minimaliste que ce à quoi je pouvais m'attendre. J'ai trouvé la plume plutôt recherchée pour le genre et me suis facilement laissé séduire par elle. Madame Collins a su me captiver assez vite et rythme son récit d'une telle manière que j'avais toujours envie de lire un chapitre de plus.

    Si dans la première partie, on se rends vite compte à quel point cette société de Panem est totalitaire, ce n'est qu'une fois qu'on fait connaissance avec l'organisation des fameux jeu de la faim qu'on en prends toute la mesure. Assez largement inspiré des jeux du cirque de la Rome antique, ils sont utilisés dans le même but : canaliser les rebellions dans la population et de s'en assurer le contrôle. Ils sont évidemment très largement modernisés, et on ne peut que remarquer à quel point tout cela est fort bien fait. Tout y est : l'intervention des organisateurs pour corser le jeux, la possibilité pour le public de pouvoir aider tel ou tel candidat, et le spectacle et la mise en scène bien sûr ! L'auteur met beaucoup de tension dans le déroulement de ces jeux, si bien qu'une fois commencé, on ne peux plus lâcher le livre ! 

     Mais ce que j'ai avant tout adoré dans ce livre, c'est Katniss ! L'histoire est vue à travers ses yeux. Dans son récit, on sent toute la rébellion est tout le bouillonnement de son cœur d'adolescente. Elle a un caractère bien trempé et possède ses défauts mais je suis tombé raide dingue d'elle, pour une raison bien simple et toute personnelle : tout en elle me ramène à ma femme. Forcément je ne peut plus être objectif. Mention toute particulière également pour la petite Rue et Ceena.

    En bref, tout dans ce livre, m'envoyait tout droit vers le coup de cœur que je n'ai cependant pas eu à cause de la fin qui n'est pour moi pas tout à fait à la hauteur. Il y a tout d'abord l'ajout d'un toute petite pointe de fantastique que je n'ai pas jugé opportune et puis la toute fin mais je ne peux ni vous dire pourquoi ni ce qui m'a gêné. Mais rassurez vous c'est très loin de m'avoir gâché ma lecture, sans ça le livre était extra, là, il est juste très bon ;) Je me plongerais avec grand plaisir dans le tome suivant. Encore un grand merci à Nanounette pour me l'avoir fait sortir de ma PAL.

    Ma note : 16/20

    Ce livre a été lu dans le cadre des challenges :

     

     

    Challenge Livra'deux pour PAL'addict *16*

     

    http://2.bp.blogspot.com/-EbKElB1PJXQ/VieSntwiviI/AAAAAAAAF2A/HtFTayWRDgg/s320/abc2016.jpg


    8 commentaires
  • Légende - David Gemmel

    édition Milady, 511 pages, fantasyLégende (cycle Drenaï)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Synopsis : Druss est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d'une montagne. Là, il attend son ennemi de toujours : la mort. Dros Delnoch est une forteresse. C'est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l'empire drenaï. C'est maintenant le dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l'envahisseur nadir. Et le vieux guerrier est son seul espoir.


     Mon avis : Ce livre est ma deuxième expérience dans le cycle Drenaï après La quête des héros perdus. J'avais beaucoup aimé cet univers, m'y revoilà donc plongé avec ce premier tome !  Oui, je sais, je n'ai pas commencé par le premier, c'est bizarre mais absolument pas gênant finalement, chaque tome est vraiment une histoire indépendante, on est même entre ces deux tomes dans des histoires très différente.

     Les armées Nadires envahissent le pays Drenaï, et se dirigent immanquablement vers la cité fortifiée de Dros Delnoch. Le comte de  Delnoch dispose d'encore un peu de temps pour préparer la défense de sa cité avec des soldats trop peu nombreux et beaucoup moins bien entraînés que l'ennemie. Sa seule chance selon lui et de réussir à convaincre Druss La Légende, son vieil ami, de venir lui prêter main forte. Pendant ce temps Rek, un ancien soldat du pays Drenaï, las, tente de fuir les combats ; mais c'était sans compter sur le destin qui en a décidé tout autrement. 

    Le roman est coupé en deux parties distinctes : La préparation des défenses de la cité et le siège. La première partie est bien évidemment un peu plus lente que le reste du livre. On fait d'abord connaissance avec les protagonistes, et il y a de quoi faire tant les personnages sont travaillés dans les moindres détails ! Druss bien évidemment dont le qualificatif de légende est presque trop faible tant son charisme et le respect qu'il inspire sont grand. Il va pour préparer la bataille prendre des décisions radicales et franchement impopulaires, mais tout le monde va le suivre quand même. Je dois avouer avoir été indigné au début mais plus j'ai appris à le connaitre, plus je l'aurais moi aussi suivi ; je suis littéralement tombé sous le charme de ce type bourru, usé par la vie mais d'un pragmatisme et d'un engagement absolument fou. J'ai lu sur Wikipédia qu'il s'est inspiré de son beau père pour créer le personnage, (lui s'étant représenté sous les traits de Rek) eh ben, les repas de famille, ça devait donner !! Rek, venons en à lui, est pour sa part distingué par sa grandeur d'âme. Ce véritable Héros malgré lui va devoir accomplir de véritables prouesses uniquement par amour pour sa belle qu'il connait à peine. Il y a tellement de personnages très intéressant, que je ne peux pas tous les citer et que je vais me contenter de ceux là, mais si vous le lisez un jour vous penserez à moi quand vous rencontrerez ce mystérieux mage albinos (mon personnage secondaire préféré) absolument magnifique. La mise en place est peu être un peu longue puisqu'elle représente quasiment la moitié du roman, mais je ne m'y suis pas ennuyé une seule seconde ; je me suis gentillement laisser promener par la plume de l'auteur qui m'a déjà totalement conquis. On y trouve également de belles notions de stratégie qui ont su séduire l'ancien petit joueur d'échec que je suis

    Arrivent, maintenant, la deuxième partie et les choses sérieuses : Le siège. Autant vous prévenir tout de suite, une fois les troupes d'Ulric arrivées au pieds des murailles de Dross Delnoch, vous ne pourrez plus lever le nez du bouquin ! La bataille et d'une intensité folle. C'est là, qu'on se rends compte du génie de Gemmell ! Il nous plonge au plus profond du combat, on entends les épée s'entrechoquer, on sent l'odeur du sang, la chaleur des flamme, on sent même presque la fatigue des soldats en fin de journée et s'installer au fur et à mesure que le siège s'éternise ! C'est bien simple je me suis fais tout le film dans ma tête ; je me suis rarement senti à ce point immergé dans la bataille lors d'une scène de guerre. C'est même assez étonnant qu'il n'ai pas été adapté au cinéma, ça ferait vraiment un blockbuster parfait, Ridley Scott si tu me lis ... (on peut toujours rêver mdr)

    Au cours de cette bataille nous avons même le droit à deux scènes particulièrement jubilatoire de rencontre entre les deux généraux. J'ai particulièrement aimé également la façon dont l'auteur met en avant les "héros ordinaires", ces soldats au courage extraordinaire dont l'histoire ne retiendra jamais le nom, car mort trop tôt.

    En bref, un excellent classique de la fantasy, j'aurais même envie de dire un incontournable. J'ai vraiment pris énormément de plaisir avec ce roman qui frôle le coup de cœur. Cette saga Drenaï est vraiment en train de s'installer durablement dans mon esprit, et je peux déjà vous dire que le prochain que je lirai sera Druss, La Légende tant ce roman m'a donné envie d'en savoir plus sur ses exploits passés !

    Ma note : 17/20

    Ce roman a été lu dans le cadre du challenge  :

    Légende (cycle Drenaï)


    5 commentaires
  • Jack - Hervé Gagnon

    Jack

     éditions Libre expression, collection expression noire, 408 pages, policier

      

     

     

     

     

     

     

     

     Synopsis : Montréal, août 1891. Par un matin de canicule, on découvre le corps horriblement mutilé d'une prostituée dans une rue du Red Light. Ce meurtre est le premier d'une série comme jamais Montréal n'en a connu et qui ressemble à s'y méprendre aux assassinats commis par Jack l'Éventreur à Londres en 1888. Pourtant, étrangement, ni la police ni la presse ne s'y intéressent. Seul Joseph Laflamme, journaliste du quotidien Le Canadien en mal de travail, fouille l'affaire malgré l'opposition des autorités et des mystérieux francs-maçons. 


    Un fou imite-t-il le célèbre tueur ou Jack l'Éventreur lui-même a-t-il traversé l'Atlantique pour mieux sévir à Montréal ?


    Pourquoi ce livre ? Après avoir lu et totalement adoré ces sagas Damnés et Malefica, j'étais en manque d'Hervé Gagnon ! Seulement n'ayant plus de thriller historiquo-fantastique à me mettre sous la dent, je me suis rabattu sur un thriller classique ; enfin "je", je devrais dire "nous" car une fois de plus cette lecture c'est faite en commun avec Licorne.

    Mon avis : Commençons par le commencement : Le prologue ! Je ne vais pas y aller par quatre chemins, il est dur, très dur même. Je l'ai commencé juste avant le petit déjeuner, ce qui c'est révélé être une très mauvaise idée ! Je me suis même dit : "si tout le livre est comme ça je pas fini d'en baver, c'est pas tellement ce que j'ai envie de lire en ce moment" surtout que je connais l'auteur, il sait nous pousser dans nos retranchements ! Mais rassurez vous le reste du livre n'est pas du tout comme le prologue, c'est vraiment le seul moment dur du livre ; d'ailleurs les âmes sensibles peuvent carrément le sauter ça n’enlèvera rien au reste du livre.

    Nous allons donc ici faire la connaissance de Joseph Laflamme, journaliste, ou qui essaye de l'être, devrais-je dire plutôt ; car Joseph est ce qu'on pourrait appeler un raté. Il se contente des quelques miettes que lui donne de temps en temps le directeur du journal Le canadien. Ajoutez à cela son alcoolisme et son penchant pour les filles de joie. Voilà le portrait peu flatteur de notre héro. Autant vous dire que je ne m'attendais absolument à trouver ce genre de héros pour s'attaquer à Jack l'éventreur. Force m'est de constater que c'est fort bien vu, car Joseph est extrêmement attachant, j'ai vraiment quasiment immédiatement éprouvé beaucoup de sympathie pour lui. Joseph a un énorme point fort hormis sa pugnacité : sa sœur ! Elle va jouer le rôle de soutient, de garde fou, de catalyseur. Aussi peu épargnée par la vie que lui, elle est tout aussi attachante. Puisque nous sommes avec les personnages restons-y et parlons de notre méchant : Jack. Il est horrible, cruel, il nous écœure ; pourtant je n'ai pu m'empêcher de ressentir pour lui une certaine fascination, pour son culot, pour son intelligence. C'est assez déstabilisant, je dois bien l'avouer.

    Ce qui m'a énormément plu dans ce livre, c'est l'ambiance générale. Ce Montréal de la fin du XIX éme siècle est extrêmement bien rendu, on s'y transporte littéralement. Ça sent le cigare, le pétrole lampant et le gin, c'est un vrai régal de dépaysement. Bien que classé thriller, tout dans ce livre sent le bon policier bien classique comme on en voit malheureusement plus beaucoup. La plume de l'auteur y est d'ailleurs beaucoup plus légère que dans ces thrillers historique, plus pesants.

    Je ne peux évidement pas vous dire grand chose sur l'intrigue en elle même, pour ne rien vous gâcher, la seule chose que je peux vous dire : attendez vous à être surpris ! Comme dans ces autres romans que j'ai lu, monsieur Gagnon soigne particulièrement ses fins et est très fort dans le mystère et l’inattendu. Son vrai point fort, c'est l'incroyable crédibilité qu'il arrive à donner à ses révélations. On a beau savoir que c'est de la fiction, ça colle, on a envie d'y croire tellement c'est plausible.

    En bref, un très bon policier que je conseille vivement à tout ceux qui en ont un peu marre des thrillers qui font un peu trop dans la surenchère. J'ai vraiment très envie de découvrir les autres aventure de Joseph Laflamme. 

    Ma note : 16/20

    Encore un énorme merci, à ma copinaute Licorne avec qui nous avons fait une excellente lecture commune, comme d'habitude j'ai envie de dire. ;) Son avis, c'est par ici


    8 commentaires
  • L'enfer - Dante Alighieri

    L'enfer - Dante Alighieri

    Première partie de La divine Comédie, collection GF, éditions Flammarion,                          174 pages + notes, classique

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Peut-on encore aujourd'hui aimer Francesca, être troublé par Ugolino, trembler aux tourments des damnés de la Comédie ? L'Enfer de Dante, poétique et médiéval, n'a-t-il pas pâli irréparablement auprès des Enfers tout proches, et actifs, que notre époque n'a pas encore fini, semble-t-il, de susciter ? L'imagination créatrice de Dante est si puissante, et si précise, qu'elle semble décrire par avance, parfois, l'inimaginable horreur moderne.
    Le gigantesque entonnoir de l'Enfer, qui se creuse jusqu'au centre de la terre, est dépeint comme le réceptacle de tout le mal de l'univers, comme une sorte de sac où viennent s'engouffrer tous les noyaux, tous les atomes de mal épars sur la planète. Mais nous lisons aussi autre chose dans L'Enfer plus que le catalogue effrayant des péchés et des châtiments possibles, il correspond pour nous au départ de l'exploration, à la première étape du grand roman initiatique d'une civilisation qui est la racine de la nôtre.


     

    Pourquoi ce livre ?  C'est Dan Brown dans son roman Inferno, qui m'a donné très envie de me pencher sur ce monument de la littérature classique. Seulement j'ai mis assez longtemps à me lancer, car ce livre m'intimidait énormément ; ça ne me le fait pas souvent, mais j'avais vraiment peur de ne pas être à la hauteur, de ne rien comprendre. C'est finalement une lecture commune au sein du challenge Lire ensemble sur Livr'addict, qui va me décider, c'est bien connu : à plusieurs, on a moins peur !!!

    Mon avis : Nous allons donc suivre Dante, lui même, qui, guidé par Virgile, le poète, va entreprendre une sorte de voyage initiatique à travers les enfers.

    Première surprise, c'est n'est pas du tout aussi inaccessible que ce à quoi je m'attendais. Si les deux ou trois premiers chants sont très allégoriques, et nous donnent un petit peu de fil à retordre pour entrer sereinement dans l'histoire, Une fois arrivé aux portes de l'enfer, ça va beaucoup mieux et j'ai pu alors me laisser porter par la poésie de Dante. La lecture reste tout de même assez ardue de par les nombreuses références mythologiques et à ses contemporains. (Heureusement, il y a de nombreuse notes qui permettent d'aiguiller, des gens qui comme moi sont plutôt des pinpins en la matière!) Mais c'est tellement beau, et c'est tellement intéressant, que j'ai pris un réel plaisir avec cette lecture. Les créatures mythologiques sont les gardiennes de différentes parties des enfers rappelant ainsi à quel point il faut mépriser les anciennes croyances, au profit de la foi catholique seule salvatrice selon Dante. Sont également présent à chaque stade, un certain nombre de représentants de famille notable, principalement Florentine et Bolognaise, que l'auteur égratigne sérieusement au passage, en effet Dante se sert également de sa comédie pour régler ses comptes avec ses contemporains.  Autre chose, qui m'a surpris, c'est la liberté de ton et la familiarité du langage, que je ne m'attendais pas à trouver dans un tel ouvrage ! (Je ne m'attendais pas à y voir apparaître des mots comme "merde" ou "trou qui pète" par exemple) 

    Passons maintenant au véritable intérêt de ce bouquin, l'architecture et la représentation même de l'enfer. Il est représenté par un gigantesque entonnoir qui prends naissance au repère de Lucifer, au centre de la Terre. Il est composé de neuf cercle, plus on descend, et plus le pêché est grave et plus le châtiment est dur. Et, certains châtiments sont très imaginatifs ; j'en prends pour exemple, les devins et prédicateurs, qui, pour avoir voulu voir trop en avant sont punis à avoir la tête complètement retournée et sont ainsi obligé de regarder en permanence en arrière. Dante catalogue donc ici en quelques sortes les perversions de l'âme humaine, évidemment vous aurez le droit aux 7 pêchés capitaux, mais il est loin de s'arrêter là ! D'ailleurs ces derniers sont finalement les perversions les moins grave. La hiérarchie des pêchés risque de vous surprendre, certaines choses ont bien changés. Ce qui m'a frappé dans cette hiérarchie, c'est que plus on s'enfonce vers Lucifer, plus les pêchés prennent un caractère politique. 

    En bref, cette première partie de La divine comédie fut une surprise très agréable pour moi, bien que cette lecture m'ai demandé pas mal d'effort, je me suis régalé ! La représentation très détaillée et très vivante, la variété des créatures démoniaques imaginées nous font presque sentir des prémices de fantasy. Je pense vraiment que j'en relirai des extraits de temps en temps. Je n'ai désormais plus qu'à attendre le mois prochain pour retrouver la poésie et le génie de Dante avec la lecture de la deuxième partie : Le purgatoire.

    Ma note : 17/20

    N'hésitez pas à aller voir l'avis de Stelphique qui a réalisé cette lecture avec moi

     

     

    Challenge lire ensemble


    6 commentaires
  • Les lames du cardinal - Pierre Pevel

    Les lames du cardinaléditions Bragelonne, ebook, fantasy

     

     

     

     

    Synopsis : Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l'une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse regarder des ennemis de la Couronne. L'espionnage, l'assassinat, la guerre, tout est bon tour parvenir à leurs fins... et même la sorcellerie, qui est l'œuvre des plus fourbes adversaires du royaume: les dragons! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d'Espagne est tombée entre leurs griffes... Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n'ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l'heure est venue de reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis, une compagnie d'aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d'élégance, de courage et d'astuce, ne redoutant nul danger: les Lames du Cardinal!


     Mon avis : J'ai eu beaucoup de mal à me décider à lire ce roman qui donnait pourtant très envie à l'amateur de capes et d'épées que je suis. C'est le grand fan de Dumas que je suis aussi qui freinait des deux pieds ; j'avais vraiment trop peur que Pevel ai touché et dénaturé mes mousquetaires chéris. Je me suis finalement laissé convaincre, et j'ai bien fait !!

    Si j'ai très vite adhéré à la plume fluide et entraînante de l'auteur, j'ai mis un petit peu de temps à bien rentrer dans l'histoire. Le livre est découpé en chapitres très court qui sont consacrés chacun à un autre personnage et une autre action. Comme il y a pas mal de personnages différents, le début m'a un peu donné le tourni. Mais, une fois que j'ai pris mes repères ( à un peu plus du quart du bouquin) j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal à lâcher ma liseuse. Ces mêmes chapitres court donnent un bon rythme à l'histoire où l'action est clairement privilégiée ! Les personnages n'en sont pour autant pas moins soignés. Ce que j'aime dans les lames, c'est qu'a peu près tous les caractères y sont représentés du taiseux au feu follet, il est impossible de ne pas en trouver un qui attire votre sympathie. Mes chouchous : Leprat et SaintLucq. Il y a également Ballardieu, très mystérieux, il faut vraiment que j'en apprenne plus sur lui, j'espère dans le prochain tome.

    Le côté fantasy est plutôt assez léger au début et va grandissant au fur et à mesure que l'intrigue se déroule. Je ne voyait à priori pas très bien comment on pouvait amener de la fantasy dans un roman de capes et d'épées. Force est de constater que tout cela est finalement très bien amené et assez savamment dosé. Les dragons amènent un réel plus à l'histoire et au dépaysement, sans que cela ne prenne toute la place. On a quand même le droit à nos traditionnels estoc, parades, riposte ; ouf ! Petit plus tout personnel, les dragonnets m'ont beaucoup fait penser au Graoully et à ses petits camarades, ce récit m'a donc replongé avec délice dans cette légende vieille de 18 siècles bien de chez moi ! ( Et oui, la Lorraine aussi, est une terre de légende, il n'y a pas que la Bretagne ;) )

    Ce qui me faisait peur au début, c'est finalement révélé être une bonne surprise. On y voit effectivement apparaître un de nos mousquetaires bien connu, mais il n'y fait vraiment qu'une apparition et toute petite. Ce que j'ai beaucoup aimé dans cette intervention, c'est que l'auteur ne nous le décrit pas du tout, pourquoi faire, on le connait déjà tous très bien et en avons tous notre propre image qui ne risque donc pas d'être dénaturée. On sent même plutôt dans ce livre une admiration pour Dumas. Chose que j'ai pu confirmer avec Pierre Pevel lui même, que j'ai eu la chance de rencontrer. En passant, je le remercie pour sa gentillesse et sa grande disponibilité.

    En bref, ce livre est une très agréable surprise, un beau coup de cœur même ! Ce livre m'a littéralement absorbé, m'a fait voyager et j'ai eu beaucoup de mal à me retenir d'enchaîner avec le tome 2. J'ai d'ailleurs une grande hâte de m'y mettre, cette saga ne devrait pas traîner dans ma PAL bien longtemps. Je pense même que cet auteur va très vite devenir un incontournable pour moi.

    Ma note : 17/20 Les lames du cardinal

     

     

    Les lames du cardinal

    Saint Clément menant le Graoully vers la Seille (fin II ème siécle)


    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique