• L'histoire de France vue par San-Antonio - San-Antonio

    L'histoire de France vu par San-Antonioéditions fleuve noir, 408 pages, humoristique

     

     

     

     

     

    Synopsis : Un jour, j'ai eu envie d'écrire une belle histoire : la nôtre !

    C'est-à-dire celle de la France.

    De l'écrire, non à la façon grave des manuels scolaires qui fait tarter les mômes, mais à ma manière. C'est exactement la même que celle des facultés, notez bien ; seulement la mienne se différencie des autres en cela qu'elle est pleine de rires et de culs. Ici, les rois ont un braquemart et les reines une chaglatte. Leur bon peuple également.

    Et chacun de s'en servir à s'en faire éclater les amydales sud.

    Béru est le fil conducteur de cette fresque farfelue.

    Pourquoi ? Parce que, qu'on s'appelle Clovis ou Henri III, Louis XIV, Napoléon Ier ou Charles de Gaulle, nous sommes tous des Bérurier !

    Et maintenant, en choeur : VIVE LA FRANCE !


     

    Pourquoi ce livre ? Ce livre a été lu dans le cadre d'une Lecture Commune que j'ai organisé sur Livr'addict. M'étant rendu compte que peu de gens connaissait réellement et surtout que les préjugés sur cet auteur étaient tenace, j'ai eu envie de leur faire découvrir ma passion ! Car oui, San-Antonio est chez moi une véritable passion ! C'est la première fois que je vous en parle ici, mais soyez certain que ça ne sera pas la dernière ! Le choix du titre a été assez difficile, et c'est finalement ce Hors Collection qui a été retenu. Ça me gênait un  peu, mais c'est généralement celui qui passe le mieux chez les néophytes. Je précise juste que pour moi, ce livre est une re-re-lecture.

    Mon avis : Comme je vous le disais, un petit peu plus haut, San-Antonio et moi, c'est une longue histoire d'amour ! Si l'on est jamais objectif dans une chronique, celle là risque donc de l'être encore moins que les autres ! San-Antonio c'est 175 romans dans la séries principale, c'est 9 hors collections, et quelques one-shot ne mettant pas en scène le célèbre commissaire (c'est aussi 28 nouvelles aventures écrits par le fiston) C'est surtout plus de 200 millions d'exemplaires vendus. La quantité ne fais pas la qualité me direz-vous ? Vous avez raison ! Mais quel auteur peut se vanter de voir encore son tout premier roman encore édité plus de 65 ans après sa sortie et plus de 15 ans après sa mort ? Ils sont assurément, assez peu nombreux. Les émissions littéraires l'ont aussi régulièrement mis à l'honneur ; un de ses livres figure dans le décor de La grande librairie et Bernard Pivot a reçu les Béruriers, dans une de ces émissions, dans un grand moment de télévision que je vous invite à découvrir ou à redécouvrir ici. 

    Passons désormais au livre à proprement parlé. San-Antonio et son fidèle adjoint Alexandre Benoît Bérurier s'ennuient ferme, car l'activité poulardière tourne au ralenti. Béru tombe sur une gravure représentant Vercingétorix, il remarque alors sa ressemblance frappante avec un des protagonistes de l'image. Béru demande donc à son chef et ami de lui relater cette partie de l'histoire de France. Une chose en entraînant une autre, c'est toute l'histoire de France que Béru (et nous même) va réviser, depuis les Gaulois jusqu'à nos jours (Les années 60 puisque le livre est sortie en 1964). A chaque période de l'histoire nous est raconté également une anecdote concernant le rôle des ancêtres Béruréen dans l'histoire de notre beau pays.

    Première chose qui marque le lecteur, c'est la faiblesse du scénario, c'est bien simple, il n'y a quasiment pas d'intrigue à proprement parlé. C'est vrai dans quasiment tous les San-Antonio, mais ça l'est encore plus dans les hors collection comme celui-ci. Clairement ces derniers sont des défouloirs pour l'auteur qu'il écrit avant tout pour son propre plaisir. L'intégralité de l'histoire de France est revu, mais pas du tout de façon conventionnelle, on a l'histoire en regardant par le petit bout de la lorgnette comme l'auteur le disait lui même. Il va s’intéresser beaucoup plus aux intrigues de baldaquins, qu'aux intrigues de cour, les conquêtes seront ici beaucoup plus culière que territoriale ; bref vous avez compris l'esprit... Au bout de 400 pages, je peux comprendre que ça paraisse lourd et redondant, moi, ça me fait rire ! Je pourrais même reprocher que la dernière partie soit un peu vite expédié. On le comprend, cela dit quand on replace le livre à l'année où il a été écrit, Napoléon III c'était pas si loin finalement. En parlant de replacer dans le contexte, j'ai pu me rendre compte effectivement, que certaines anecdotes peuvent paraître surannées aux plus jeunes lecteurs ; je pense notamment à celle mettant en scène Bombarier.

    Passons au principal intérêt de ce livre : la langue de San-Antonio ! Une langue sublime, et beaucoup trop souvent décrié, l'argot ! Une langue très riche notamment dans le vocabulaire et dans les expressions imagées. Une langue au service de l'humour et de la grivoiserie, une langue avec laquelle on ne se prends jamais au sérieux et avec laquelle on peut rire de tout. comme je vous le disait l'auteur se fait avant tout plaisir en l'écrivant, ça se sent et c'est très communicatif ! L'écriture est extrêmement fluide, à condition toutefois, que l'on ai un minimum de connaissances en arguche, bien sûr ; mais rassurez vous, vous apprendrez très vite ! Le ressort comique ne tiens évidemment pas qu'à la langue, il tiens également à des personnages (très) haut en couleur ! Parmi eux, un de mes personnages littéraires préféré : Alexandre Benoît Bérurier !

    Béru (pour les intimes) c'est pour résumer, un espèce de croisement entre le gros porc et le pachyderme, il est cradingue, alcoolo, crevard, obsédé, un peu raciste sur les bords, ignare, crétin et j'en passe ... C'est le anti-héros parfait, quoi ! C'est surtout pour moi une espèce d'ultra-caricature du Français moyen, (dans tout ce qu'il a de plus beauf, je vous l'accorde) mais il est également incroyablement attachant, et il a en réalité un cœur à peu près aussi énorme que son tour de taille !  Il nous offre des moments particulièrement savoureux, comme le concours de jaffe avec sa rombière, on une partie de pêche des plus marrantes. Je pense qu'on a tous une petite part de ce Béru en nous. Et c'est en cela que je trouve l'idée de relater des anecdotes mettant en scène des ancêtre de Bérurier, intéressante. Ce sont aussi les péquins moyens qui font l'histoire, car sans la populace nos grands rois auraient-ils été aussi grands ? On dit souvent qu'on a que les dirigeants qu'on mérite, c'est là que je me demande comment on a pu passer de Charlemagne, Louis XIV ou Napoléon Bonaparte à nos deux ou trois derniers présidents.... et je vais m'arrêter là, car le but n'est pas du tout de parler politique.

    En bref, cet exercice de vulgarisation historique est réellement jubilatoire, c'est un très bon moment de lecture ! Certainement le San-Antonio le plus connu et le plus apprécié du grand public, même s'il est loin d'être mon préféré. 

    Ma note : 17/20

    Je vais finir en remerciant chaleureusement, toutes les personnes qui ont répondues présentes et qui ont joué le jeu de cette LC. J'espère que j'aurait réussir à vous faire prendre plaisir à découvrir cet auteur et cet univers que j'aime tant. Je suis juste un petit peu déçu du petit nombre de participants, surtout parce que je me dit que San-Antonio a encore bien vilaine réputation ; je pensais mettre sur pieds, un challenge San-Antonio, je vais finalement m'abstenir. Mais comme on dit, ce n'est pas la quantité qui importe, mais la qualité... Merci à vous !

    Si vous voulez voir des chroniques d'autres participants :

     Licorne

     Nanounette

     Whiteaker


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  • L'alchimiste des ombres / Le dragon des arcanes - Pierre Pevel

    Les lames du cardinal tome 2 & 3 )

    L'alchimiste des ombres / Le dragon des arcanes éditions Braglonne, ebook, fantasy

     

     

     

     

     

    Synopsis : Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume.
    Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours d'Europe.
    Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d'élite, une compagnie clandestine d'aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d'élégance et d'astuce. Six hommes et une femme aux talents exceptionnels prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal.
    Mais alors qu'ils ont rendez-vous, par une nuit d'orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d'un complot à venir, ils sont loin d'imaginer l'ampleur de la tragédie qui va s'abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : l'Alchimiste des ombres... 

     

    L'alchimiste des ombres / Le dragon des arcanes éditions Bragelonne, ebook, fantasy

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Paris brûle-t-il ? On pourrait le croire, si l'avenir funeste dont Soeur Béatrice a eu un aperçu prophétique se réalise.
    Déjà un dragon a survolé Paris et est passé à l'attaque. Face à lui, un homme a péri dans un dernier acte de bravoure et de sacrifice : Almadès, le maître d'armes espagnol des Lames du Cardinal. La bande de Lafargue est en deuil et la colère appelle la vengeance.
    L'action reprend très vite ses droits. Agnès et Ballardieu veulent en savoir plus sur la vision de Béatrice et la menace qui pèse sur la capitale.
    Direction : le Mont Saint-Michel, repaire des Châtelaines, où Béatrice est cloîtrée... 


     

    Mon avis : Après le beau coup de coeur du tome 1, c'est confiant que je me suis jeté dans cette suite de saga ! La fin du premier tome m'avait laissé  sur pas mal d'interrogations sur au moins 3 des 7 lames. J'avais donc hâte de vérifier tout ça ! (n'hésitez pas à aller rejeter un oeil sur mon avis )

    J'avais reproché une petite lenteur dans la mise en place de l'histoire, ici, il n'est plus question de cela, l'action décolle de suite, elle est juste au global légèrement moins présente dans le tome 2. L'auteur dynamise toujours son récit avec des sous chapitre très court, passant d'une action ou d'un personnage à l'autre, pour mieux garder notre intérêt toujours aiguisé. Dans les lames, on ne s'ennuie pas une seule seconde, on en a pas le temps ! Le côté fantasy est beaucoup plus présent dans cette suite ; de ce côté, on attaque les chose sérieuse. Désormais les Dragons (des vrais, des grands) sont vraiment au cœur de l'intrigue. J'ai juste un peu regretté que, du coup, le côté "cape et d'épée" soit un petit peu moins présent dans L'alchimiste des ombres ; heureusement Pevel ratrappe très largement le coche  dans le dernier opus. Si l'intrigue se basant sur des complots politique et luttes de pouvoir est somme tout assez classique, elle est très bien soignée et même surprenante sur sa finalité. Les petits clins d’œil hommage à l'oeuvre de Dumas se renforcent jusque dans cette fin, qui vous le verrez, a un petit quelque chose de la fin de la trilogie des mousquetaires. La fin, puisqu'on en parle, m'a particulièrement plu ! Elle est de ces conclusions qui font jouer l'imagination du lecteur, qui lui laisse écrire son propre épilogue ; et, ça j'adore !! Je commence en effet à me lasser de ces fins d'ouvrage en forme de point final ; vive les points de suspension !

    Passons désormais à ce qui me faisait le plus envie en m'attaquant à cette suite : les Personnages ! Tout d'abord, on les retrouve évidemment tous, on verra même apparaître une huitième lame, dont je ne vous parlerais pas pour ne pas vous gâcher la surprise bien sûr, mais aussi parce qu'elle m'a laissé au final plutôt indifférent. Mes interrogations portaient donc sur 3 personnages : Ballardieu, Marciac et La Fargue. J'attendais des révélations sur le premier qui était bien trop mystérieux à mon goût ; et je les attendus longtemps ! Mais rassurez vous elle finiront par venir ! Moi, elles m'ont scotché, ému ... Dès lors Ballardieu a immédiatement détrôné Saint-Lucq au rang de chouchou. Marciac, pour sa part m'avait laissé sur un sentiment mitigé, pire de suspicion ! J'ai pu finalement me rendre compte que c'était un personnage beaucoup plus complexe que sa désinvolture ne pouvait le laisser penser. Il apporte même une touche d'humour très agréable, notamment dans ses rapports avec Agnès. Le capitaine La Fargue, le meneur d'homme, a lui aussi sa part de mystère, et l'on va très vite se rendre compte qu'il ne prends pas ses ordres qu'auprès du cardinal... Côté nouveau venu, j'ai évidemment beaucoup aimé L'Italienne, l’intrigante qui est quasiment le nœud de tous les problèmes, mais j'ai surtout adoré refaire un petit coucou à notre d'Artagnan national.

    En bref, une suite et fin de saga très bien soignée, totalement de la même veine que le premier tome. J'ai vraiment passé des moments de pur plaisir avec notre troupe d'élite de Richelieu. Coup de cœur largement confirmé ! Je vais d'ailleurs très certainement bientôt prolonger un peu l'expérience puisqu'un spin off de la saga viens de sortir chez Bragelonne (Il est d'ailleurs, pour son lancement, disponible gratuitement sur toutes les plateformes ebook)

     

    Ma note : 17/20 Les lames du cardinal

     

    Ce livre a été lu dans le cadre du challenge :

    Déstockage de PAL en duo : le vrai défi partie 2


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  • Arsène Lupin contre Herlock Sholmès - Maurice Leblanc

    Arsène Lupin contre Herlock Sholmès ebook libre de droits, policier

     

     

     

     

     

     

    Synopis : Arsène Lupin contre Herlock Sholmès!
    L'homme qui défie toutes les polices françaises contre l'as des détectives anglais. « C'est justement quand je ne comprends plus que je soupçonne Arsène Lupin », avoue le célèbre limier.
    Quand deux hommes aussi intelligents s'affrontent, leur duel est un grand spectacle. Qui a subtilisé le petit secrétaire d'acajou contenant un billet de loterie gagnant? Qui a volé la lampe juive, le diamant bleu, joyau de la couronne royale de France? Qui joue les passes-murailles en plein Paris? Arsène Lupin, toujours lui, l'éternel amoureux de la Dame Blonde, plus insolent, plus ingénieux que jamais, déjouant une à une toutes les ruses de l'Anglais par d'autres ruses plus étonnantes encore.


     Pourquoi ce livre ? J'ai entrepris en début d'année une relecture de tous les Arsène Lupin, sauf que comme bien souvent avec ce genre de projet, je l'ai laissé en plan après le premier tome. Il a fallu un gros coups de moins bien côté perso, et une envie de lecture vraiment légère pour que je l'ai l'idée de m'y remettre. Enfin on m'a un peu aidé pour cette idée, c'est d'un message de ma copinaute Mypianocanta que m'est venu la révélation : "mais, oui ! c'est Arsène qu'il me faut !". 

    Mon avis : Nous allons découvrir ici, deux aventures de notre célèbre cambrioleur : La dame Blonde, où il est question du vol d'un secrétaire, lequel contient un billet de loterie gagnant et La lampe juive où il est question du vol d'une lampe qui cache dans un compartiment secret, un joyau de la couronne de France.

    Tout d'abord, il faut savoir qu'Arsène Lupin tient une place un peu à part dans mon cœur. Mon premier contact avec notre gentleman remonte au collège, en 5ème il me semble ; c'était mon tout premier livre "d'adulte". Depuis à chaque fois que je me replonge dans une de ces aventures, c'est un peu comme si  je retrouvais ces années d’insouciance. Une des première chose que l'on remarque c'est la simplicité de la plume, toute en douceur, la facilité de lecture. Elle rend le livre accessible à tous, transgénérationnel, intemporel. Ce roman a tout de même plus de cent ans. Je disais facilité de lecture, ajoutez à cela la courte longueur du récit, ce livre a tout pour être vite lu, très vite même ; et pourtant j'ai pris mon temps, j'ai dégusté, redoutant le moment difficile de la dernière page. On a absolument pas envie de quitter ce monde, fait de principes, de respect de la personne, de morale, de classe, de grâce ! Tant de choses qui nous font cruellement défaut aujourd'hui.

    L'intérêt du livre réside principalement dans l'affrontement de deux personnalités très forte, de deux personnages charismatiques. Le facétieux, insouciant, puéril presque Arsène Lupin, cambrioleur de son état et le très pragmatique et flegmatique détective Anglais Herlock Sholmès. Herlock Sholmès comme vous l'aurez compris est un pastiche de son célèbre anagramme, mais une caricature assumée et plutôt très respectueuse je trouve.

    "Et l'on se demande vraiment, quand on entend le récit de ces exploits qui l'ont rendu célèbre dans l'univers entier, on se demande si lui-même, ce Herlock Sholmès, n'est pas un personnage légendaire, un héros sorti vivant du cerveau d'un grand romancier, d'un Conan Doyle, par exemple."

    Cette constatation est par contre beaucoup moins vrai en ce qui concerne Wilson son acolyte, qui lui, est clairement ridiculisé. Tout le livre sera donc une succession de chamailleries presque enfantines entre le plus célèbre de nos voleurs et le non moins célèbre détective. On peut également voir dans cette rivalité, une caricature des relations franco-anglaises. L'humour est très présent dans ce livre, pour notre plus grand bonheur. Et, quoi de mieux qu'un exemple pour l'illustrer :

    "Ah, mon cher Maître, je suis un grand méconnu ! Parce que le destin m'a conduit à des actes de nature un peu ... spéciale, on suspecte ma bonne foi ... à moi ! Moi qui suis l'homme du scrupule et de la délicatesse !"

    On se rendra surtout compte au final d'un grand respect mutuel. Puisqu'il faut bien trouver un petit point négatif, je regretterais juste de ne pas avoir tellement vu notre cambrioleur dans cet épisode, on se situe beaucoup plus du côté Herlock.

    Avant de conclure cette chronique, je vais faire un petit peu de pub. On a pu se rendre compte sur Livr'addict quand je parlais de ma lecture, que tout le monde ou presque connaît le personnage, mais qu'assez peu de gens en connaissent les aventures ! L'idée d'une lecture commune pour remédier à ce problème à très vite germer ; et c'est naturellement Mypianocanta qui en a pris en charge l'organisation. Elle porte sur L'aiguille creuse, l'échéance est prévue pour le 22 décembre 2016 et c'est par ici que ça se passe. J'espère que vous serez très nombreux à venir nous rejoindre pour lire ce grand classique de la littérature française ! Se laissant porter par sa passion, notre copinaute a décidé de lui consacrer tout un challenge, je l'ai évidemment très vite rejoins. Si vous voulez vous amusez avec nous et "lupiner" un peu votre vie, venez vous inscrire ici.

    Pour finir de vous parler de ce livre que j'ai bien évidemment adoré, je ne peux résister à la tentation de vous inviter à regarder le clip de Jacques Dutronc.

    Ma note : 17/20

     

     

     


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  • Résilience - Julia M. Tean

    Résilience 

    éditions Rebelle, 147 pages, thriller

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ? Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience. 


     Mon avis : Vincent 19 ans, commet l'un des crimes les plus effroyables qu'il soit : Il tue son père ! Autant le dire tout de suite, c'est un monstre ! surtout qu'il s'en délecte ! Sauf que ... on va suivre Vincent durant son incarcération, par un jeu de flash-back on va petit à petit faire connaissance avec lui et avec son histoire ... et là, on va commencer à comprendre ...

    Autant vous prévenir tout de suite, Résilience, c'est un livre noir, mais vraiment noir, c'est même plutôt très dur. Nous allons avec ce livre explorer la noirceur de l'âme humaine, dans ce qu'elle a de quasiment le plus horrible : la maltraitance infantile ! C'est avec une plume à vif, presque à fleur de peau que Julia va nous raconter l'histoire de Vincent ; elle a laissé une partie d'elle même dans ce livre et ça se sent ! Et pourtant ce qui est impressionnant dans ce livre, c'est que, bien qu'étant écrit à la troisième personne, on a l'impression que c'est Vincent qui nous raconte son histoire ! Ce n'est pas un roman, c'est un témoignage ! Et Vincent on ne va pas pouvoir l’interrompre, on ne pourra faire autrement que d'écouter tout ce qu'il a à nous dire. Ce livre est court (moins de 150 pages), mais ne l'ouvrez que lorsque vous avez les 3 ou 4 heures nécessaire devant vous ; vous n'arriverez pas à le refermer avant la fin. J'ai bien essayé à ma première lecture, mais je me suis relevé la nuit pour le finir !

    Vincent, on va plonger dans son intimité, il va nous ouvrir son âme ; en résulte, un flot d'émotions absolument incroyable ! Comment peut-on faire vivre autant d'émotions à un lecteur en seulement 150 pages ? C'est une question que je me pose encore ! Rien que pour ça, c'est un livre vraiment à part ! Vincent nous touche, il nous prends aux tripes, mais il arrive surtout à nous distiller de l'espoir, grâce à ses rayons de soleil qu'il va rencontrer : Ils s'appellent Juliette, Pedro, Yassir ou encore Melissa. Outre la maltraitance, le thème de la différence en général y est abordé, que ce soit la maladie, le racisme ou l'homophobie, le tout pour un livre très humain. On se rends compte également que l'on le veuille ou non, nous ne sommes finalement que ce que nos parents font de nous. Cela nous rappelle s'il en était encore besoin que c'est à nous de faire en sorte que nos enfants prennent ces différence comme une richesse, non comme un problème.

    Si vous me suivez, vous devez commencer à savoir à quel point j'aime cette auteure, mais là, elle m'a profondément scotché ! Elle m'a mis le cœur en vrac ! Et à la seconde lecture rebelote !! (A un mois d'intervalle, ce n'est quand même pas rien.) J'ai a nouveau eu la chance de faire cette lecture en tant que bêta lecteur et je tiens à la remercier chaleureusement pour cette honneur. Les échanges ont vraiment été nombreux et enrichissants avec elle, mais aussi avec les autres bêta lecteurs, elles nous a vraiment impliqué dans le projet ! Mais je tiens surtout à la remercier pour ce livre magnifique, qui restera, j'en suis sûr, longtemps gravé en moi !

    En bref, un livre d'une grande intensité où l'auteure viens arracher les émotions au plus profond du lecteur. J'ai envie de le voir comme les tout premiers rayons de soleil venant percer timidement un ciel d'orage . Un gros coup de cœur qui se lit beaucoup plus avec le ventre qu'avec la tête !

    Ma note : 19/20           La vérité sur l'affaire Harry Québert

      Si jamais vous n'étiez pas encore tout à fait convaincu, sachez qu'a chaque exemplaire que vous achetez, 1 € est reversé à l'association Le refuge qui vient en aide aux jeunes, victimes d'homophobie.


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  • La huitième couleur / Le huitième sortilège - Terry Pratchett

    (Les annales du disque monde tome 1 et 2)

    La huitième couleur (Les annales du disque monde tome 1)éditions pocket, fantasy, 249 pages

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à dos de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande Tortue...Oui, c'est le Disque-monde... Les habitants de la cité d'Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes. Tellement inoffensif que le Patricien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse et qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu'au Rebord du Disque. Car Deuxfleurs était d'une espèce plus redoutable qu'on ne l'imaginait : c'était un touriste...


     La huitième couleur / Le huitième sortilège (Les annales du disque monde tome 1 et 2)éditions Pocket, fantasy, 256 pages

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Octogénaire, borgne, chauve et édenté, Cohen le Barbare, le plus grand héros de tous les temps réussira-t-il à tirer Deuxfleurs et Rincevent des griffes de leurs poursuivants ? Question capitale, car le tissu même du temps et de l'espace est sur le point de passer dans l'essoreuse. Une étoile rouge menace de percuter le Disque-Monde et la survie de celui-ci est entre les mains du sorcier calamiteux : dans son esprit (très) brumeux se tapit en effet le... huitième sortilège ! La suite de l'épopée la plus démente de la Fantasy, avec, dans les seconds rôles, une distribution prestigieuse : le Bagage, l'In-Ocavo, Herrena la harpie, Kwartz le troll, Trymon l'enchanteur maléfique et, naturellement, la Mort..


      Pourquoi ce livre ? J'ai commencé cette saga par le quatrième tome, je suis alors tombé sous le charme du monde complètement décalé et loufoque de Pratchett. Il était donc logique que je reprenne cette saga par le début avec ces deux premiers tomes ; le deux seuls de la série qui ne puissent être lus séparément.

    Mon avis : Après ma lecture de Mortimer, j'avais très envie d'en savoir plus sur Rincevent, le mage ; ça tombe bien il est l'un des personnage central de cette histoire. Rincevent, donc, rencontre par hasard Deuxfleurs, un étranger qui se déplace partout avec un énorme bagage sur patte. Cet étranger a une particularité : c'est le tout premier touriste du disque monde. Il veut découvrir la cité D'Ankh Morpok, mais il a besoin d'un guide. C'est donc Rincevent qui s'y colle en acceptant par appât du gain bien sûr, mais aussi parce-que le patricien le charge de surveiller (et de protéger) le touriste. Seulement la situation va très vite complètement échapper à notre presque-mage, qui se caractérise par une maladresse sans borne. Il va dans un premier temps se lancer malgré lui dans un jeu du chat et de la souris avec La Mort, mais au final c'est tout l'équilibre et l'existence même du disque monde qui va être menacé par ses décisions maladroite...

    Nous voilà donc plongé dans les deux tomes "introductifs" d'une saga qui compte désormais une quarantaine de volumes. Le disque monde et son fonctionnement vont y être détaillés tout au long des pérégrinations de nos deux acolytes. Et nous allons mettre les pieds dans un univers très recherché et très dépaysant, quand on va sur le disque monde, on part vraiment en voyage et on se déconnecte de notre réalité ; c'est l'une des grandes force de l'univers de Terry Pratchett ! Certes le disque monde est plat, il est porté par quatre éléphants, eux même juchés sur le dos de la grande tortue A'Tuin, alors que cette dernière vogue paisiblement à travers l'espace intersidéral ; mais la plus grande différence entre le disque monde et le notre, est que c'est la magie qui y règne en maître ! Elle a une véritable existence propre et, est capable de changer le cours des choses. Les mages ne la maîtrise pas, ils se contentent d'essayer de l'apprivoiser. La magie peut quasiment être vue ici comme un véritable personnage.

    Les personnages justement, parlons en. Il y a évidemment nos principaux protagonistes, aux caractères très différents. D'un côté Rincevent, le grand maladroit, mais qui se révèle surtout incroyablement peureux, fainéant et opportuniste, quand Deuxfleurs se caractérise par un optimisme et une confiance en l'avenir à toutes épreuve, il est également très curieux et a une grande soif de découverte. Ce duo va vraiment détonner ; mais si Rincevent m'a beaucoup fait rire, c'est à Deuxfleurs que j me suis le plus attaché. Je ne vais pas m'attarder sur chacun des personnages secondaires qui sont assez nombreux, mais parmi eux nous avons Le Destin et La Mort, que j'ai regretté ne pas avoir plus vu, tant il viennent pimenter le récit ; on a également droit, bien entendu au classique héros déchu surgis du passé, mais au final, mon personnage préféré est le Bagage ! (vous comprendrez quand vous le lirez ;) )

    La chose qui me plaît le plus dans les récits de Pratchett, est bien entendu l'humour ! Il est omniprésent. Un humour potache fait de jeux de mots et de comique de situation, mais l'auteur nous montre surtout qu'il sait manier l'absurde avec beaucoup de talent ; cela ne pouvait que combler de bonheur, l'amateur d'absurde et de burlesque que je suis ! Néanmoins j'ai trouvé une grande différence dans l'humour entre ces deux tomes et le quatrième que j'ai déjà lu ; ici, il est très satyrique. J'avais lu un peu partout que les deux premiers tomes de la série était un bon cran en dessous des autres ( ce qui est très souvent le cas dans les sagas au long cours), cela vient peut-être de cette différence justement ; mais, il n'en a finalement rien été pour moi. Je suis rentré très facilement dans l'histoire, j'ai eu beaucoup de mal à décrocher une fois le nez dans l'histoire, j'ai même lu les tomes de façon assez rapproché, d'où cette chronique double. Au passage, je vous recommande de ne pas laisser trop de temps entre les deux tomes, car il s'agit bien d'une seule et même histoire ! 

    En bref, je me suis encore régalé avec ce diptyque du disque monde qui ne fait que renforcer mon engouement pour cette série. Elle est un peu pour moi à la fantasy ce que San-Antonio est au polar. (ce qui est un sacré compliment quand on sait à quel point, je passionné par notre commissaire Antoine !) Reste plus qu'à choisir le prochain tome à lire ! Vais-je changer de cycle ? Vais je retourner voir La Mort ? Je risque, comme d'habitude de me décider un peu sur un coup de tête.

    Ma note : 16/20.

     Dans chaque personne saine d'esprit il y a un fou qui cherche à sortir, (...) , personne ne devient fou aussi vite qu'une personne saine d'esprit

     

    On a jamais vraiment voyagé tant qu'on est pas rentré chez soi.


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