• Source des tempêtes (Le livre de l'énigme tome 1) - Nathalie Dau

    Source des tempêtes (Le livre de l'énigme tome 1)éditions Les moutons électriques, fantasy, 448 pages

     

     

     

     

     

    Synopsis : Les ténèbres ont un cœur de lumière.
    Je l’ai su quand j’ai vu l’enfant dans la tempête. J’ai entraperçu l’azur de sa magie étrange et intense, mon univers s’est métamorphosé. Moi qui me sentais si seul, si désespéré, j’ai découvert soudain pourquoi j’étais venu au monde : pour protéger celui qu’on m’a donné pour frère. Un frère pas tout à fait humain, pas tout à fait possible. Le protéger des autres et de lui-même : des décisions qu’il voudrait prendre afin de résoudre sa maudite Énigme. Car ce petit est doué pour se mettre – nous mettre – en péril ! Mais j’ai la faiblesse de croire que je suis plus têtu que lui.


     Pourquoi ce livre ? C'est Lianne du blog De livre en livresqui m'avait très sérieusement mis l'eau à la bouche en parlant de ce livre sur son suivi-lecture et dans sa chronique, et c'est l'auteure, elle même, qui a achevé de me convaincre lors des dernières imaginales d'Epinal. Je tiens, au passage, à la remercier pour sa gentillesse et sa grande disponibilité.

    Mon avis : Nathalie Dau nous entraîne ici dans un monde fantasy où la magie (le drac) est présente partout et presque en tout le monde, un monde où l'équilibre à été rompu avec l'élimination des mystérieux mages bleus. Ce sont désormais l'ordre et le chaos qui se battent pour asseoir leur influence ; il reste cependant, un espoir : une prophétie ! mais encore faut-il résoudre l'énigme de Namuh ...

    Dès le début, la prise de contact avec notre jeune "héros", Cerdric est assez rude ! on est tout de suite plongé dans l'ambiance, ce livre est plutôt très sombre ! Il est né seigneur, pourtant sa jeunesse n'a pas été des plus enviables. Sa mère n'a jamais voulu de lui, elle le rejette, elle le déteste et ne se gêne pas pour le lui rappeler ; forcément tout ça va se ressentir sur le caractère de notre personnage. Il va nous faire ressentir beaucoup de choses très contradictoire, on va ressentir pas mal de compassion pour lui, mais on aura surtout envie souvent de lui retourner une bonne paire de baffe et de le secouer pour le réveiller ! Un peu pleurnichard, pas forcément toujours très courageux, et complètement réfractaire au Drac, c'est un personnage complexe et bien campé qui n'a pas grand chose du "héros parfait" et auquel on aura somme toute un peu de mal à s'attacher. A l'opposé Ceredawn, son demi frère, à moitié humain et à moitié rive, possède un drac absolument exceptionnel, il est calme, posé, c'est une maturité d'adulte dans un corps de garçonnet. En effet Ceredawn n'est âgé que de neuf ans, et c'est lui qui semble être l'objet de la prophétie. Lui, est extrêmement attachant, on a tellement envie de l'aider à vivre un peu sa vie d'enfant.

    C'est donc ce duo atypique, dont nous allons suivre l'évolution dans un monde des plus captivant. L'univers de Nathalie Dau est en effet très riche, très recherché. Tout est soigné jusque dans les détails, même l'espace temps n'est pas tout à fait le même que chez nous. Si l'intrigue basé sur une prophétie avec le dernier descendant d'une caste perdue peut sembler assez classique, elle est vraiment bien étoffé et ne donne absolument aucune impression de déjà vu. On plonge dans cet univers très noir et on se laisse porter par une histoire basée sur des conflits très politiques. Le rythme est assez lent et l'action assez peu présente, mais l'immersion dans ce monde est telle, que je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, chaque fois que j'ouvrais ce livre je m'évadais ! Outre cet aspect politique de ces conflits, nous seront également en présence de conflit raciaux. Les rives et les marnes, deux races quasiment disparue sont en effet réduite en esclavage par les hommes ou carrément à l'état d'objet. Si j'ai moi aussi été complètement fasciné par les rives, je reste un petit peu frustré d'en savoir si peu sur les marnes, mais je pense que ceci sera réparé dans le second tome.

    Et pourtant pour moi, le véritable point fort de ce livre réside dans la plume de l'auteure ! Une découverte totale pour moi, et quelle découverte !! Je suis complètement tombé sous le charme de son écriture ! Elle est riche et soutenue, et pourtant plutôt très fluide. J'ai particulièrement aimé la façon dont l'auteure arrive à insuffler de la poésie jusque dans les passages très sombre, et il y en a ! Je n'irai pas jusqu'à dire choquant, mais il y a des moments franchement dérangeant ; l'auteur nous bouscule un peu, et je dois avouer que j'adore ça !

     

    En bref, un livre franchement excellent, même s'il n'est pas forcément accessible à tout le monde ; le lecteur de fantasy exigeant en sortira ravi à coup sûr !! Si le livre passe à un cheveux du coup de cœur pour un ou deux menus détails, le coup de cœur est total pour la plume de l'auteur ! Elle est de ce type de plume qui me ferait lire absolument n'importe quoi. Un dernier mot sur le livre en tant qu'objet, il est absolument magnifique ! Moi l'adepte de l'ebook, je vous le dit, ce livre, il faut ABSOLUMENT l'avoir en version papier !! Vivement le mois de mars et le tome 2 !!

    Ma note : 18/20

    Ce livre a été lu dans le cadre du challenge :

    Déstockage de PAL en duo : le vrai défi partie 2

    ainsi que pour valider le département des Alpes maritimes du Tour de France littéraire


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  • Frédéric Dard

    Fredéric Dard

    C'est à Jailleu (Isère), qu'est né Frédéric Charles Antoine Dard, le 29 juin 1921. Il démarre assez mal dans la vie puisqu'il est né avec le bras gauche inerte, ce handicap fera de lui quelqu'un de très complexé. Son père, à la tête d'une entreprise de plomberie, chauffage fera faillite, ce qui poussera la famille Dard à déménager à Lyon. Élève moyen et mauvais en orthographe, il intégrera finalement une école de commerce à Lyon. Son attrait pour l'écriture, lui est venu très jeune. Il se plaisait même à dire : "J'écrivais avant de savoir écrire". Il se tournera donc vers le journalisme en commençant par le bas de l'échelle. Il commence par être simple coursier puis, secrétaire de rédaction et courtier en publicité, il écrit alors des billets d'humeur et des critiques littéraires. C'est en 1940 qu'il publie pour la première fois une nouvelle, La peuchère. (Aujourd'hui, un exemplaire original de cette nouvelle se négocie autour de 2000 €) Son premier roman, Monsieur Joss, sera publié l'année suivante, décrochant le prix Lugdunum qui lui assure alors une petite notoriété régionale. En 1942, il se mariera avec Odette, qui lui donnera deux enfants, Patrice et Elisabeth.

    Il gagne alors sa vie en écrivant des nouvelles et des livres pour enfant, bref il fait dans l'alimentaire. A la fin de la guerre, il montera, avec un imprimeur lyonnais, les éditions de Savoie qui se démarquera avec des éditions illustrés de grands classiques de la littérature française comme ceux de Balzac. En effet Frédéric Dard a l'amour de la littérature classique, il avouait avoir très peu le temps de lire, mais se plaisait à se faire au moins un grand classique par an. L'affaire marche plutôt bien et lui assure un certain confort financier qui lui donne le temps d'écrire. C'est dans ces années là, qu'il rencontre Georges Simenon. Ils travailleront ensemble sur le montage de pièces de théâtre. Le papa de Maigret lui préfacera même un des ses romans : Au massacre mondain. La notoriété commence à venir, le triomphe, même, avec l'adaptation d'un roman de Simenon, La neige était sale qui révélera l'acteur Daniel Gélin. Par contre George Simenon dénigrera publiquement le rôle de Frédéric Dard, le divorce sera alors consommé ! Il ne délaissera pas le théâtre pour autant, mais c'est avec Robert Hossein qu'il travaillera désormais. Selon une confidence de sa fille, Robert sera d'ailleurs son seul VRAI ami. Leur collaboration permettra entre autre de révéler, un jeune acteur : Roger Hanin, dans la pièce Les salauds vont en enfer.

    C'est sa femme qui lui donnera l'idée d'écrire un polar "à l'américaine", il écrira alors le tout premier San-Antonio ! Il a choisi ce pseudonyme en pointant le doigt au hasard sur une carte des Etats-Unis, et c'est la ville du Texas qui sortira. Son fils confiera même qu'il a failli ne pas retenir ce pseudonyme, car il ne faisait pas tellement américain. Frédéric Dard lui a juste ajouté un trait d'union pour franciser un peu le mot et se l'approprier. (Attention il ne faut surtout pas l'oublier ce trait d'union, l'auteur y tenait beaucoup, il était même assez susceptible par rapport à cela) C'est donc en 1949 que sortira Réglez lui son compte ! Publié à seulement 500 exemplaires, ce livre fera un véritable bide ! C'est Jean Bruce, le papa d'OSS 117, qui en découvrant par hasard ce livre, le fera lire à Armand de Caro, le directeur des éditions Fleuve noir. Ce dernier lui commandera un second volet de San-Antonio. Laissez tomber la fille est né et avec lui l'une des plus grande saga de la littérature Française !

    Ce deuxième tome est en effet un véritable succès ! Désormais Frédéric Dard va pouvoir se consacrer de plus en plus à l'écriture. Et pour écrire, il va écrire ! Véritable drogué à l'écriture, c'est un bourreau de travail, il écrit tout le temps ! Il gardait toujours en tête cette maxime apprise par son père : "Il n'y a que deux choses qui vaillent le coup dans la vie : Le sexe et le boulot !". Il s'impose d'écrire au minimum, trois pages par jour. Sa fille confiera qu'il était capable de rester trois jours sans prononcer le moindre mot, même à son entourage tellement il était plongé dans son travail. Il était tellement obsédé par l'écriture que même quand il écrivait à sa famille, il romançait tout. Il a tellement eu de pseudonymes différents et a tellement publié, qu'il est extrêmement difficile de vouloir quantifier son oeuvre. Dans les débuts de San-Antonio, il considère cette saga comme uniquement alimentaire, et espère toujours écrire "un grand roman" sous son vrai nom. Il écrit alors environ un roman sous son vrai nom pour trois San-Antonio. Boudés, voire même incendiés par les critiques et le mondes littéraires, le succès populaire de San-Antonio est total et les ventes s'envolent ! Dans le même temps les romans de Frédéric Dard se vendent tout aussi bien, et commencent à trouver grâce auprès de la critique. Certains le comparent même à Louis Ferdinand Céline ! (Il devait en être extrêmement flatté car il vouait une admiration absolu à l'oeuvre de Céline, alors qu'il détestait l'homme notoirement antisémite. Il déclarera que pour lui Mort à crédit est Le chef d'oeuvre du XX ème siècle) C'est Jean Cocteau qui le premier du monde littéraire qui reconnaîtra son talent, il dira : "Votre vermotisme est une merveille de grâce". Plus tard Jean Dutour essayera même de le faire rentrer à L'académie Française. Frédéric Dard a toujours dit qu'il n'était pas intéresse et c'est d'ailleurs toujours assez largement moqué de cette institution dans ses livres. Personnellement j'ai toujours ressenti ces railleries comme une frustration de n'y être jamais rentré.

    C'est en 1965 que son succès atteindra son apogée, avec L'histoire de France vue par San-antonio, qui sera la meilleure vente de l'année en France avec 350 000 exemplaires vendus !!! Au total, ce Hors-Collection de San-Antonio dépasse le million d'exemplaire vendus !!! C'est à cette période également que les chiffres de ventes des San-Antonio dépasseront ceux des Frédéric Dard. San-Antonio finira par éclipser complètement Frédéric Dard ; il sera même obligé d'obtenir de l'administration française qu'elle appose "dit San-Antonio" sur son passeport, ce qu'il obtiendra. Fort des ces succès Frédéric même la grande vie et dépense à tout va. La sortie d'un nouveau San-Antonio est toujours un événement ; la sortie Du standinge selon Bérurier sera lancée en grandes pompes chez Maxim's ! Quand on connait le contenu de l'oeuvre on se rends compte du sens de l'humour et du pied de nez du bonhomme ! Les aventures de San-Antonio commencent même à s'exporter puisqu'elles sont traduite en italien, en japonais, en danois, en grec, en anglais, en finnois ... Bref succès total et absolu ; seulement Frédéric commence à péter un câble et finis même carrément par se pendre. Il ne sera sauvé que de justesse et sombrera tout de même plusieurs heures dans le coma !  

    Cette alerte le fera réagir, il commencera par divorcer. En 1968 il se remariera avec Françoise Caro, la fille du fondateur des éditions Fleuve noir. De cette nouvelle union naîtra Joséphine en 1970, et le couple adoptera la même année le petit Abdel, un tunisien handicapé. Il fera alors bâtir le somptueux chalet San-Antonio dans la très huppée villa de Gstaad. Las des mondanité et de la sphère médiatique, il revendra cette dernière pour s'installer dans la plus modeste ville de Bonnefontaine, toujours en Suisse. Il se concentrera alors sur la chose la plus importante à ses yeux, sa famille et se laissera porter par sa vocation artistique contrarié, la peinture. C'est 1983 que surviendra le drame de sa vie !

    Sa fille, Joséphine est enlevée par le cadreur d'une émission de télé venu chez lui pour l'interviewer. Il s’acquittera d'une rançon de 2 millions de francs suisse pour la revoir. Pied de nez du destin, San-Antonio était en train d'achever son roman Faut-il tuer les petits garçon qui ont les mains sur les hanches où il est justement question de l'enlèvement d'une enfant. Le malfaiteur sera arrêté le mois suivant et la rançon sera restituée mais il ne se remettra jamais totalement de ce drame.

     En 1993, il sera le premier écrivain français à avoir un dictionnaire qui lui soit entièrement consacré. Cet ouvrage regroupe toute les citations bons mots qu'il a écrit, mais également tous les mots ou néologismes qu'il a inventé ou détourné de langue française ou de l'argot. Il continuera à écrire à un rythme de 4 romans par an, jusqu'à ce qu'il passe le relais à son fils Patrice pour que San-Antonio continue à vivre. La rumeur veut d'ailleurs que son dernier roman Céréales-killer ait été écrit à quatre mains avec son fils. Un très bon ami à moi, malheureusement trop tôt disparu, m'affirmait déceler, dans le livre le moment où Patrice Dard a réellement pris le relais ; personnellement je ne l'ai absolument pas remarqué. C'est donc le 6 juin 2000 que le papa de San-Antonio s'éteindra, il réside désormais boulevard des allongés à Saint-Chef en Dauphiné, son village natal. Ces derniers mots auraient été :

    AIMEZ VOUS !

     

    Frédéric Dard restera un des auteurs les plus prolifiques de la littérature Française, avec pour les seuls romans signés San-Antonio, 200 livres pour plus de 220 millions d'exemplaires vendus. C'est un auteur qui souffre de beaucoup de préjugés et de dédain, on l'a beaucoup trop souvent catalogué, politiquement notament, en le disant de droite, parce qu'il prônait la méritocratie ; il a pourtant signé le registre de condoléance de Georges marchais et vouait une véritable admiration à François Mitterand en tant qu'homme alors même qu'il l'a sérieusement égratigné dans ses romans comme dans Après vous, s'il en reste monsieur le président. Il souffrait aussi de son image franchouillarde, chose qu'il assumait d'ailleurs très bien, il disait : " Bérurier, c'est mon côté franchouillard, c'est la France que je connais, que j'ai connue. C'est tellement vrai qu'à tout moment on me dit : votre Béru, c'est bienUntel ou Tel autre ? Tout le monde a son Bérurier en réserve ! " J'ai personnellement toujours vu Fréderic Dard, à travers les presque 100 bouquins que j'ai lu comme un grand humaniste, je toujours également ressenti Antoine San-Antonio comme l'homme qu'il aurait rêvé être.

    J'ai appris beaucoup de choses sur lui en faisant ce modeste travail de recherche, nottament que Frédéric Dard était un grand pessimiste et un grand stressé, alors même que je l'imaginais rigolant tout le temps; Il était également plutôt obsédé par la mort et broyait souvent du noir. Il avait d'ailleurs réservé sa concession mortuaire et fais érigé sa stèle bien avant d'en avoir besoin, il n'avait pousser jusqu'à rédiger son propre épitaphe, mais tenais absolument à ce que San-Antonio y figure.

    Il disait toujours : "puisqu'on est tous amené à finir dans un  trou, pourvu qu'il y ait du poil autour !"

    Quelques citations passées à la postérité :

    " - L'amour, ça ne se dit pas d'abords, ça se fait ! "

    " - La chasse aux cons est un safari sans espoir. "

    " - L'intelligence, c'est la tolérance. Elle ne doit s'insurger que contre la connerie ! "

    " - Le con ne perds jamais son temps, il perd celui des autres."

    " - La langue française à été inventée pour écrire l'amour, comme les français pour le faire."

     

    J'ai rédigé ce billet en pensant en permanence à toi, Eric, toi le meilleur ami de Papa, qui était devenu bien plus que ça pour nous tous. Toi, le fan inconsidéré de San-Antonio ; toi qui, un peu plus que les autres était Bérurier ; toi enfin qui m'a refilé ce virus dont je serais bien incapable de me défaire. Qu'est ce que ton rire et ta gouaille peuvent nous manquer ! Toi qui me regarde de là haut ; Salut !

    Ce billet que vous trouverez sans doute interminable, et que n'aurez sûrement lu qu'en diagonale

    a été écrit, pour l'équipe cœur dans le cadre du challenge :

    Le défi des 4 as

     

    Sources : Wikipédia ; La face caché de Frédéric Dard publié sur Lefigaro.fr ; La vie trépidante de Frédéric Dard, dit San-Antonio publié sur l'express.fr ; les archives télévisuelles de ina.fr ; ainsi que les quelques 100 San-Antonio que j'ai lu jusqu'à présent.

     


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  • Meurtres d'outre tombe - Bernard Simonay

    Meurtres d'outre tombeéditions Calmann-Lévy, ebook, policier

     

     

     

     

     

     Synopsis : Touraine, août 2014.

    Un squelette est découvert au fond des cavernes de Parçay, petit village de la vallée du Cher. L’identification est rapide : il s’agit d’un touriste argentin disparu dix ans plus tôt. Faute d’indice, l’enquête conclut au crime d’un rôdeur.
    Trois mois plus tard, une lettre anonyme accuse une femme, âgée de quatre-vingt-quinze ans, d’avoir fait injustement condamner à mort une certaine Lise Levasseur. Celle-ci est morte depuis soixante ans. Mais de sa liaison avec un officier allemand, elle a eu un fils…
    Quelque temps après, une série de meurtres particulièrement abominables horrifie la région. Le tueur s’attaque à une même famille, n’épargnant pas les enfants.
    Le commissaire Moreno du SRPJ de Tours est convaincu que ces trois affaires ont un lien entre elles. Aidé de son amie romancière, Karine Delorme, il est bientôt entraîné dans les méandres d’une histoire criminelle terrifiante qui plonge ses racines dans le chaos de la Seconde Guerre mondiale...


     Pourquoi ce livre ?  C'est tout simplement ma copinaute Cassie, fan absolue de l'auteur qui a su me convaincre. Après m'avoir fait découvrir Gemmell et Pevel dont je suis raide dingue, c'est maintenant le tour de monsieur Simonay !

    Mon avis : Je dois avouer que très vite dans le livre, j'ai eu une sorte d'appréhension. Une peur d'un schéma trop classique et qui manque d'originalité. Le flic qui se fait aider par un ami écrivain (ou journaliste, ça change pas grand chose), et qui , comme par hasard est du sexe opposé et sensiblement du même âge que lui, franchement, ça sent un peu le réchauffé ! On sait déjà que le dernier chapitre va finir à l'horizontal ! Eh bien, non ! D'ailleurs merci Monsieur Simonay, de ne pas avoir mis d'histoire de cul dans votre roman ! Pour qu'une fin de polar soit réussie, il n'est pas nécessaire que l'enquêteur culbute son second !! (Dan Brown, si tu passes par là, j'adore tes romans, mais tes fins de bouquin dans les chambre d'hôtel, j'en peux plus ! Je sais, c'est hors-sujet, mais ça fait du bien lol ) 

    Même sur l'enquête elle-même, cette appréhension d'un manque d'originalité c'est faite sentir, j'ai malgré tout été assez vite rassuré à ce sujet également. L'affaire, en apparence, un banal "cold case" qui a tout d'un accident, va très vite être occulté par une affaire bien réelle qui semble graviter autour d'une vieille famille bourgeoise qui a très mauvaise réputation. Un tueur en série semble s'acharner ! L'intrigue est vraiment mené d'une manière très intelligente, elle a de nombreuses ramifications et les fausses pistes sont nombreuses ! La plume de l'auteur est vraiment très simple et entraînante, vous voilà prévenus ; ce roman ne se lit pas, il se dévore !

    J'ai vraiment adoré la façon dont l'auteur arrive a ancrer les sources de cette histoire dans la seconde guerre mondiale, sous l'occupation. Et il n'est pas tombé dans le piège de la vision manichéenne de cette période trouble de notre histoire, ça aussi, c'est une grande qualité à mes yeux. Il est question totalement du genre d'histoire qu'on pu me raconter mes grand-parents à ce sujet.

    Du côté de l'environnement de cette histoire, c'est avec plaisir que je me suis promené dans cette magnifique région de France qu'est la Tourraine, d'autant que je suis allé très récemment en vacance tout à côté du théâtre des opérations. Les personnages sont très bien soignés également. J'ai évidemment adoré Karine, notre écrivaine sacrément cabossée par la vie et son histoire familiale des plus chaotique ; ainsi que Marc Moreno, notre enquêteur qui va devoir lutter contre le laxisme et les raccourcis de son supérieur hiérarchique un poil carricatural. Mes personnages préférés sont cependant les Varnier, Eugénie dite "la mère grippe-sou", et Victor, son fils, que l'on adore détester, il sont des plus savoureux ! Un personnage, qui m'a plus particulièrement touché, c'est Didier, le père de Karine.

    En bref, un vrai policier, sans la moindre touche de thriller, vraiment très efficace et bien plus original que ce qu'il ne pourrait paraître. Une belle découverte de l'auteur ! C'est avec plaisir que je lirai l'autre polar de la série Karine Delorme, eh oui, l'autre ; il n'y en aura malheureusement plus, puisque l'auteur est décédé cette année. 

    Ma note : 15/20

     

    Ce livre à été lu, pour l'équipe cœur, dans le cadre du challenge  :

    Le défi des 4 as

     

    ainsi que pour valider le département de l'Indre et Loire du Tour de France littéraire


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  • L'aiguille creuse - Maurice Leblanc

    L'aiguille creuse ebook libre de droits, policier

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Lors d'un cambriolage, Raymonde de Saint-Véran tire sur un rôdeur mais son cadavre reste introuvable. Quelques jours plus tard, la jeune femme est enlevée et son corps est retrouvé inanimé, à côté de celui d'Arsène Lupin. Comme par hasard, le document de l'Aiguille creuse disparaît en même temps... Isidore Beautrelet lui ne croit ni à ces faits qui s'enchaînent trop facilement ni à la disparition du cambrioleur. Il décide donc d'enquêter... Vous voici entré dans l'une des aventures les plus exceptionnelles d'Arsène Lupin!


    Pourquoi ce livre ? Tout simplement parce que je suis fan absolu de notre gentleman cambrioleur et que j'ai entrepris une lecture (ou relecture) de tous les Arsène Lupin, dans l'ordre. De plus Mypianocanta du blog Les îles de My a lancé une grande lecture commune de ce titre sur Livr'addict afin de permettre au plus grand nombre de découvrir ou de redécouvrir l'un des personnages les plus connu de la littérature française, j'ai donc fait d'une pierre, deux coups.

    Mon avis : Tout d'abord, il faut savoir que c'est par ce roman que j'ai découvert l'univers d'Arsène Lupin avec ma première lecture, quand j'étais en classe de quatrième. Il ne me semble pas l'avoir relu depuis. Même si cette première lecture date d'il y a fort longtemps, je m'en souvenais plutôt pas mal. Nous sommes ici en présence du premier "vrai roman" racontant les aventures d'Arsène, les deux premiers tomes étant en effet sous forme de recueil de nouvelles. Incontestablement l'intrigue gagne en épaisseur !

     Une énigme, dont les indices sont distillés au compte goutte tout au long du roman, des rebondissements nombreux, des fausses pistes ; voilà les ingrédients qui tiennent en haleine le lecteur tout le long de sa lecture ! On se plait à jouer les détectives, même si une partie de l'énigme est spoilié sur de nombreux résumés ou couvertures, mais on se fait mener par le bout du nez par l'auteur. Enfin par l'auteur ... par Arsène devrais-je dire, car oui, c'est bien lui qui mène la danse ! Isidore Beautrelet, c'est le nom de notre enquêteur, a beau être très intelligent et mener son enquête de manière novatrice, c'est bien maître Lupin qui le met sur la piste et qui contrôle son avancée. 

    Isidore, on s'attache tout de suite à lui ! Jeune, il n'a peur de rien et ne manque pas de culot. J'ai adoré son intelligence, bien sûr, mais aussi et surtout sa grande confiance en lui, cet espèce de sentiment qu'il peut triompher de tout et que rien ne peut lui arriver. C'est principalement lui que l'on va suivre tout au long de cette aventure. 

    Arsène, je l'ai trouvé juste un poil plus arrogant que dans les précédents épisodes. On va surtout découvrir, dans ce roman, toutes l'organisation qui tourne autour de lui. Il est toujours aussi joueur et aime toujours la confrontation avec ses adversaires, mais ce qui m'aura marqué dans cet opus, c'est sa mégalomanie.

    Je ne reviendrais pas sur la plume extrêmement fluide et entraînante de Maurice Leblanc, ni sur sa maîtrise du rythme de ce roman sans aucun temps mort, mais c'est encore une fois, la grande modernité de ce roman qui est remarquable ! Il n'y a vraiment que les prénoms des personnages (Arsène, Isidore, Raymonde ...) qui nous rappellent que ce roman à déjà plus de cent ans !

    En bref, encore une lecture des plus agréables et des plus gourmandes même  si l'humour est un tout petit peu moins présent que dans les deux premiers tomes de la saga. Seule toute petite ombre au tableau : un petit changement narratif qui m'a un peu perturbé. A bientôt pour le tome suivant ;)

    Ma note : 16/20

    Ce livre a été lu dans le cadre des challenges :

    L'aiguille creuse

     ainsi que pour Le tour de France littéraire pour valider le département de la Seine Maritime.


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  • Classiques : Mon auto-challenge !

    Choisissez moi mon classique.

    Après une année 2016 placée sous le signe de l'élargissement de mon spectre de lecture en me tournant vers des genres peu ou jamais lu; j'ai décidé de mettre mon année 2017 sous le signe des classiques. J'ai envie d'essayer d'en lire un par mois. Seulement des titres de classiques il y en a beaucoup ! C'est en voyant le rendez-vous Wild PAL de Candyshy que j'ai eu l'idée de vous les faire choisir.

    Chaque mois je vous sélectionnerais 5 titres qui se rapportent à un thème ; vous n'aurez alors plus qu'à voter pour celui que vous avez envie que je lise en laissant son titre dans les commentaires. Je m'engagerais alors à le lire dans le mois qui suit et à vous en faire une chronique. Chaque lecteur voulant me suivre sur l'un ou l'autre des titres est évidemment le bienvenue. Il s'agit là pour moi, d'un véritable défi, j'ai bien conscience qu'il ne va pas être simple du tout à boucler (certains des thèmes choisis me mettent clairement en difficulté ) mais c'est ça qui m’intéresse et m'amuse !

    Pour le mois de Janvier, je démarre en douceur, en plein dans ma zone de confort, avec le thème  :

    capes, épées, chevaliers

    Les votes sont désormais clôturés, mon classique du mois de janvier sera donc :

    Le bossu de Paul Féval 

    Je donne rendez-vous à toutes celles et ceux qui voudraient se joindre à moi pour cette lecture, fin janvier pour en discuter

    Je vous propose donc de choisir entre :

     

    Classiques : L'auto-Challenge !Classiques : L'auto-Challenge !Classiques : L'auto-Challenge !Classiques : L'auto-Challenge !Classiques : Mon auto-Challenge !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

               Paul Féval                    Alexandre Dumas            Théophile Gautier          Miguel Cervantès            Alexandre Dumas

                Le Bossu                      Les louves de Machecoul              Le capitaine Fracasse              Don Quichotte          Le chevalier d'Harmental

    Cliquez sur le titre pour consulter la fiche Livr'addict du livre

                 11 voix                                            3 voix                                   6 voix                                                        1 voix                                   2 voix

     

    Vous n'avez plus qu'à m'indiquer en commentaire le livre que vous avez envie que je lise pour ce mois de Janvier ! J'arrêterais les votes et dévoilerais l'heureux élu le 31 décembre.

    Seul le classique du mois de Février ne sera pas soumis à vote car je n'ai que Le purgatoire qui peut rentrer dans le challenge suite de saga de Cassie.

    J'espère que mon idée vous plaît et que vous serez nombreux à voter !

    Les titres de tous les thèmes ne sont bien évidemment pas encore arrêtés, je suis donc ouvert à vos propositions.

    Pour les petits curieux, voici les 10 autres thèmes envisagés :

    Mars : Le romantisme Français

    Avril : Un américain

    Mai : Honneur à ces dames

    Juin : Les fantastiques

    Juillet : Ni Anglais, ni Français

    Août : L'époque victorienne

    Septembre : Revanche sur le lycée

    Octobre : Mythe antique

    Novembre : Le XX ème siècle

    Décembre : Les lumières

     


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